Dans son rapport de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2012, l'Onusida annonce que huit millions de personnes atteintes du Sida ont eu accès aux traitements en 2011, soit 20 % de plus qu'en 2010. En Afrique subsaharienne, région la plus touchée au monde, le nombre de personnes bénéficiant de médicaments anti-rétroviraux a augmenté de 59 % sur les deux dernières années. Autre tendance : le nombre de nouvelles infections a, lui, été réduit de 50 % dans 25 pays à revenu faible ou intermédiaire.
Le sida a entraîné 1,7 million de décès dans le monde l'an passé. Et on estime à 6,8 millions le nombre de personnes qui restent privées des médicaments. Les militants anti-sida ont désormais des arguments solides pour affirmer aux bailleurs des pays riches qu'investir dans les traitements n'est pas une sorte de « puits sans fond », comme l'affirmaient certains experts. Le constat des médecins est clair : un traitement bien administré permet de réduire de façon très significative la quantité de VIH dans l'organisme du patient et, du même coup, sa capacité à transmettre le virus. Un accès élargi aux médicaments a donc un bénéfice individuel mais aussi collectif en permettant de casser, dans un pays, la courbe de l'épidémie.